Le guide papier a presque disparu, tué par les wikis et les vidéos. Presque : Zelda fait partie des rares séries pour lesquelles il survit, parce que les jeux récents sont assez vastes pour qu'une carte dépliée à côté de la console garde un intérêt réel.
L'éditeur de référence est Piggyback, qui produit les guides officiels en version française. Leur format est constant : solution complète, cartes annotées, inventaires exhaustifs, et systématiquement une édition collector reliée en plus de l'édition souple. Attention à ce que recouvre ce mot : sur Tears of the Kingdom, le collector a exactement les mêmes 496 pages que l'édition standard et ne se distingue que par sa couverture rigide, pour dix euros de plus. Sur Breath of the Wild, il ajoutait réellement seize pages d'illustrations conceptuelles.
Un avertissement honnête avant d'acheter : ces guides sont volumineux et chers, et leur utilité dépend entièrement de votre façon de jouer. Sur un Breath of the Wild ou un Tears of the Kingdom, dont le sujet même est l'exploration sans balisage, un guide consulté trop tôt détruit précisément ce qui fait le jeu. Ils sont en revanche précieux pour la complétion — retrouver les derniers sanctuaires, les Korogus manquants, les quêtes annexes oubliées.
À côté de Piggyback, L'Écureuil Noir occupe un créneau que personne ne couvre : des guides rétro francophones, écrits par des passionnés, sur des épisodes que l'édition officielle a laissés sans manuel depuis vingt ans — Ocarina of Time, les deux Oracle, Link's Awakening. Ils sont financés sur Ulule et vendus en direct, jamais en librairie : les tirages Deluxe, reliés et numérotés, ne se retrouvent qu'en occasion.
Notez aussi que la disponibilité de ces guides est irrégulière : les tirages sont limités et les éditions collector partent vite, ce qui fait grimper les prix sur le marché de l'occasion.